Les aventures de Baptiste en Côte d’Ivoire !

En décembre , notre jeune arbitre Baptiste Lambert a officié lors des Jeux scolaires et universitaires de Côte d’Ivoire. Un challenge sportif et une aventure humaine qui l’ont forcément marqué. Il nous raconte son voyage et nous livre ses impressions.

Dans les grandes lignes, peux-tu nous expliquer ce que sont les Jeux scolaires et universitaires (pays représentés, disciplines sportives etc.) ?

Il s’agit d’un tournoi qui s’est déroulé du 12 au 20 décembre 2018 dans la ville de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire. Les Jeux Scolaires et Universitaires consistent à mettre l’élite sportive scolaire et universitaire en situation réelle durant de grandes rencontres sportives internationales. Les sports représentés sont le handball, le basketball, le volleyball et le football. Chaque discipline comporte des phases de classements et des phases finales.

L’UNSS ayant un partenariat avec son homologue ivoirien, l’OISSU (l’Office ivoirienne des sports scolaires et universitaires), sept jeunes officiels ont été sélectionnés pour participer à ces jeux : 2 arbitres de basketball, 2 de volleyball, 2 de football et un reporter.

Nous avons aussi pris part le 11 décembre au lancement du 1er cross dans la ville d’Abidjan, où plus de 6 000 personnes étaient présentes au départ.

Quel regard portes-tu sur le niveau d’arbitrage exigé durant ces jeux ? Plus élevé que les matchs que tu arbitres tout au long de l’année (si oui, sur quels points) ? L’arbitrage des arbitres étrangers t’a semblé différent sur certains aspects ?

Durant ces jeux, l’objectif était de réaliser la meilleure prestation possible. Nous avions la chance d’être un trio arbitral accompagné d’un 4ème arbitre, de deux délégués et d’un observateur. Durant notre prestation arbitrale, nous avons pu nous exprimer le plus librement possible sur le terrain durant les 2 fois 30 minutes.

Les matchs que j’ai arbitrés (4 au total, dont celui d’ouverture) demandaient beaucoup de concentration. D’une part au vu de l’enjeu des matchs, puisque j’ai eu la chance d’officier pendant des quarts et demi-finales, et d’autre part au vu de l’ambiance festive assurée par 1 000 à 1 500 spectateurs présents par match.

L’arbitrage ivoirien est très complet et la connaissance des arbitres en matière de football et des lois du jeu est égale à la France. En revanche, il n’y a aucune contestation des décisions arbitrales aussi bien du côté des joueurs que des spectateurs.

Baptiste entouré des arbitres assistants

Comment juges-tu ta performance durant ces Jeux (des retours que tu aurais eu des observateurs et / ou ton avis personnel si tu le souhaites) ?

J’ai arbitré quatre matchs durant cette compétition. Le premier match était le match d’ouverture avec le coup d’envoi « fictif » donné par le Ministre des Sports, monsieur Paulin Claude DANHO.

Le deuxième match, je l’ai commencé en temps que 4ème arbitre mais à la 30ème minute de jeu, j’ai remplacé l’arbitre central. J’ai ensuite arbitré un match de quart de finale en catégorie U18, et la demi-finale le jour de notre départ.

Nous avons eu la chance d’avoir des conseils et des analyses des équipes grâce aux arbitres ivoiriens et délégués sur place. Pour l’ensemble des arbitres de foot, nous avons eu des retours très positifs sur nos prestations. Personnellement, cela m’a aidé à  progresser davantage en particulier dans la lecture du jeu, celui-ci étant plus technique qu’en France.

Le toss !

Tu as vécu une aventure sportive bien sûr, mais également humaine. Que retiens-tu de la Côte d’Ivoire ? Qu’as-tu fait en parallèle de la compétition ?

La Côte d’Ivoire est un pays relativement pauvre, où le football a une place très importante dans la société. Ce voyage nous a fait découvrir une magnifique culture ivoirienne et nous a permis de rencontrer de nombreuses personnes avec qui nous avons lié des amitiés.

En parallèle de la compétition, nous avons visité des lieus emblématiques de Yamoussoukro comme la Basilique Notre-Dame de la Paix, qui est le plus grand édifice religieux catholique du monde ! Nous avons visité également l’équivalent d’un STAPS, les locaux de l’OISSU et assisté à la convention et aux signatures de partenariat entre l’OISSU et l’UNSS.

Dans notre projet, nous avions prévu d’apporter des fournitures de sport pour les donner aux élèves des lycées et écoles de Yamoussoukro et Abidjan. Lors des remises de dons, nous avons fait la rencontre de jeunes étudiants et échangé avec eux sur tout type de sujets.

Nous avons aussi encadré une formation de jeunes arbitres durant une après-midi afin de leur présenter notre projet, le but de notre visite et préparer la compétition du lendemain. Nous avons également échangé sur les lois du jeu.

Nous sommes allés dans un village « typique » nommé Bomizambo à 30 minutes de Yamoussoukro. Quelles émotions à notre arrivée ! Les enfants nous attendaient avec le chef de village et sa famille, et nous ont accueillis par des chants et des danses.

Baptiste et les enfants du village de Bomizambo

Enfin, quel souvenir t’as le plus marqué ?

Du point de vue humain, le contact avec toutes les personnes rencontrées et les moments de partage durant cette aventure m’ont marqué. Mais ce que je retiendrai le plus, c’est la visite du village de Bomizambo, tant l’émotion était grande. Jeunes, chef et familles du village nous attendaient pour partager des moments intenses et nous ouvrir à leur culture.

D’un point de vue sportif, l’ambiance dans le stade. En effet, environ 1500 personnes étaient présentes pour les matchs de football. Que de sensations lors de mon premier coup de sifflet ! Que de frissons lorsque j’ai sifflé la fin d’un match et que joueurs et supporters sont venus célébrer ensemble sur le terrain ! Une foule en délire qui descend des gradins pour communier avec leur équipe victorieuse et savourer un moment de plaisir, c’est ça l’ambiance dans les stades de Côte d’Ivoire !

Un moment que je n’oublierai jamais : mon premier match et le coup d’envoi fictif que je donne à M. Paulin Claude DANHO, Ministre des Sports. La poignée de mains que j’échange avec cette personne qui représente l’Etat, et le petit mot de sa part avant le match…

La poignée de main d’avant-match avec le Ministre des sports de Côte d’Ivoire

Remerciements

Certaines personnes m’ont permis de faire ce voyage et je tiens à les remercier ici.

Tout d’abord Alexandre Perreau-Niel (arbitre de ligue 2),  responsable de la section sportive arbitrage du Lycée Joseph Fourier à Auxerre (89) : sans lui rien n’aurait été possible. Ensuite, Madame Besson et Monsieur Sallandre du lycée également, pour leur préparation physique durant toute la saison.

Je tiens à remercier l’UNSS et tout particulièrement Nathalie Constantini, directrice nationale, et Nathalie GRAND, directrice-adjointe, mais aussi Benjamin Gremion, professeur d’EPS et arbitre international de hockey sur glace pour avoir organisé ce voyage et nous avoir accompagnés durant cette aventure inoubliable.

Je remercie mes collègues arbitres présents en Côte d’Ivoire, avec qui j’ai lié une forte amitié. Enfin je remercie mes collègues arbitres de la section sportive et l’ensemble des personnes de la Ligue et du District.

Pour finir, je remercie mes parents, ma famille et les membres de mon club du FCGB pour leur suivi et leur soutien.


MERCI !

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